Declic Tour, ça marche

L’image qui me restera sans doute la plus fortement imprimée de ce premier DECLIC Tour que je viens de co-faciliter est celle d’un groupe de 35 personnes qui marche en rue. Durant une semaine des candidats à l’entrepreunariat social voyagent ensemble. Au dela des ateliers, des histoires, des rires, des doutes, des cercles de paroles, des repas, je vois ces 35 individus marcher dans les rues à Saint Gilles, à Schaerbeek, à Liège, au Sart Tilman, à Tilf, à Charleroi.Un groupe de 35 personnes ça remplit un bus de la TEC d’un coup. Toutes les places assises sont prises.


Un groupe de 35 personnes qui traverse une rue, ça bloque les voitures pendant presque une minute. Le conducteur, à l’arrêt, se demande ce qui lui arrive, un peu comme quand tu es bloqué par la roller parade. Il trouve ça long. Il s’arrête vraiment et se connecte à nous. Il revient au présent et regarde « Qu’est ce que c’est que ça? », car ce n’est pas une parade.

Un groupe de 35 personnes qui arrive au restaurant effraye un peu le chef de salle, mais il est le seul stressé par le temps, car le temps, durant une semaine, s’est déformé pour les participants. 

Un groupe de 35 personnes qui marche la nuit vers une discothèque, c’est un signe de fête que les automobilistes célèbrent à coup de klaxon.

Ce groupe de 35 personnes qui traverse une place, il cumule tellement de conversations que ça fait taire les terrasses. Mais pourquoi ils parlent autant? De quoi ils parlent? Y a pas de guide touristique avec parapluie, ni smartphone, ni selfiestick. Ils sont rayonnants. Quelque chose dans leur attitude est éveillé, réveillé. Ils marchent avec envie.

Ce groupe de 35 personnes qui livre en cercle leurs initiatives liées à l’écologie, au bien-être, à l’alimentation, à la mobilité, ça donne la chaire de poule, ça fait vibrer, rien que les titres. Le monde est bien en train de changer, mais soudainement tu vois une petite masse. La somme fait bien plus que l’addition mathématique de ses composants.

Les gens en rue nous regardent, activement, c’est comme si ils voyaient quelque chose dans l’air autour de nous, une lumière, une oeuvre d’art humaine et simple. Notre essence.

Ce groupe de 35 personnes qui passe à côté d’une arène virtuelle de Pokemongo ou sont aglutinés 35 gamers révèle alors brutalement la violence sournoise de nos smartphones et de nos réseaux hyperconnectés.

Des curieux viennent parler, prennent un repas ou un verre avec nous pour comprendre, pour parler. La puissance est là.  

Entreprendre seul, quelle folie. Faire émerger une idée dans le torrent du quotidien, que c’est lent. S’arrêter, se rencontrer, prendre le temps, être avec des inconnus pendant une semaine, telle était la folie de la proposition du DECLIC Tour. Ils sont allé bien plus loin que là.

Est ce que c’est une nouvelle dimension d’amour? Merde, c’était pas prévu au programme.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s